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Implants zygomatiques ou greffe osseuse : comment choisir

Implants zygomatiques comparés à la greffe osseuse pour un maxillaire très résorbé

Les deux voies aboutissent à des dents fixes. Elles diffèrent par la durée, le nombre de chirurgies et ce qui se passe si une étape échoue.

Si votre maxillaire est trop résorbé pour des implants standards, c'est la décision devant vous. Elle mérite d'être comprise, car les deux parcours se vivent très différemment.

Les deux approches côte à côte

Greffe + implantsImplants zygomatiques
PrincipeReconstruit l'os manquant pour permettre des implants standardsContourne l'os manquant, ancrage dans la pommette
Nombre de chirurgiesDeux en général — greffe, puis implantsUne en général
Délai jusqu'aux dents fixesDes mois avant même de poser les implantsBridge provisoire fixe souvent le même séjour
Risque principalLe greffon peut ne pas s'intégrer — le plan repart de zéroTechnique exigeante ; la proximité du sinus impose l'expérience
Convient surtoutRésorption modérée, patients acceptant les étapesRésorption sévère, greffes échouées, absence de temps

Quand la greffe est le meilleur choix

En cas de résorption modérée plutôt que sévère, la greffe est l'option la plus conservatrice et laisse des implants standards dans une crête reconstruite — une situation bien maîtrisée que tout cabinet implantologiste pourra suivre ensuite.

Elle convient aussi à ceux qui ne sont pas pressés et préfèrent la voie progressive. Rien à y redire.

Quand le zygomatique s'impose

Trois situations l'indiquent clairement. D'abord une résorption sévère, où il ne reste tout simplement pas assez d'os pour greffer de façon prévisible. Ensuite une greffe déjà échouée — la recommencer n'a rien d'attrayant. Enfin le temps : si un an de traitement par étapes est irréaliste pour vous, une chirurgie unique avec dents provisoires fixes le même séjour est une proposition d'une autre nature.

Un quatrième point, pratique : qui se déplace pour se faire soigner doit venir deux fois pour une greffe étagée, à des mois d'intervalle. Un cas zygomatique, c'est généralement un seul voyage.

Le compromis, honnêtement

Le zygomatique exige davantage du chirurgien. L'implant passe près du sinus maxillaire, et les complications rapportées — la sinusite surtout — suivent la technique et la sélection des cas, non l'implant. Les taux de survie des revues systématiques sont élevés, mais proviennent de chirurgiens qui pratiquent régulièrement.

Le compromis n'est donc pas vraiment « plus rapide contre plus sûr ». C'est que la greffe répartit le risque dans le temps et sur une seconde chirurgie, tandis que la voie zygomatique le concentre sur une opération et sur le choix de l'opérateur.

Vous ne savez pas où vous en êtes ? Envoyez une radio panoramique ou un scanner via la consultation en ligne gratuite. Un chirurgien maxillo-facial examine votre os réel et vous dit quelles options vous sont ouvertes — y compris celles qui ne le sont pas.

Comment la décision se prend réellement

Ni sur photo, ni sur une grille tarifaire. Un scanner montre l'os restant en trois dimensions — hauteur, largeur, densité — ainsi que la position et l'état du sinus. À partir de là, un chirurgien peut dire quelles options sont réellement ouvertes et si un plan combiné a plus de sens que l'un des deux extrêmes.

Si une clinique vous propose un plan chirurgical ferme avant d'avoir vu un examen, considérez ce plan comme du marketing, pas de la médecine.

Questions fréquentes

Vaut-il mieux des implants zygomatiques ou une greffe osseuse ?

Aucune méthode n'est meilleure en général ; elles répondent à des situations différentes. La greffe reconstruit le maxillaire et préserve la possibilité d'implants standards, mais ajoute des mois de cicatrisation et une seconde chirurgie. Les implants zygomatiques contournent l'os manquant et donnent généralement des dents provisoires fixes en quelques jours, mais exigent un chirurgien expérimenté.

La greffe est-elle plus sûre qu'un implant zygomatique ?

Les deux sont des procédures établies aux risques bien documentés. Pour la greffe, le risque principal est la non-intégration, plus un second site si l'os est prélevé. Pour le zygomatique, c'est la proximité du sinus. La littérature relie fortement les complications zygomatiques à la technique et à la sélection des cas — d'où l'importance de savoir qui opère.

Combien de temps la greffe ajoute-t-elle ?

La greffe est un plan par étapes. Le greffon est posé puis doit s'intégrer — souvent plusieurs mois — avant la pose des implants, qui nécessitent ensuite leur propre cicatrisation. Un cas zygomatique est généralement une seule chirurgie avec bridge provisoire fixe le même séjour.

Peut-on combiner les deux ?

Oui, les plans combinés sont fréquents. Une approche courante associe des implants zygomatiques à l'arrière, là où résorption et sinus posent le plus problème, et des implants standards à l'avant où il reste assez d'os.

À lire ensuite : la convalescence réelle, ou le prix. Détails : implants zygomatiques.

Références

Aparicio C, Manresa C, Francisco K, et al. Zygomatic implants: indications, techniques and outcomes, and the zygomatic success code. Periodontol 2000. 2014;66(1):41-58. doi:10.1111/prd.12038

Chrcanovic BR, Albrektsson T, Wennerberg A. Survival and complications of zygomatic implants: an updated systematic review. J Oral Maxillofac Surg. 2016;74(10):1949-1964. doi:10.1016/j.joms.2016.06.166

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